Diverticule cricopharyngien de l’œsophage
Le diverticule cricopharyngien de l’œsophage (diverticule de Zenker) est une poche ou cavité anormale (diverticule) qui se développe sur la paroi de l’œsophage – habituellement dans la partie postérieure du pharynx -, le diverticule de Zenker survient plutôt autour de la cinquantaine et frappe quatre fois plus souvent les hommes que les femmes.
Danger : L’accumulation dans la poche d’aliments ingérés peut être la cause d’un certain nombre d’infections pulmonaires.
Symptômes :
Le malade se plaint essentiellement d’une gêne à la déglutition (dysphagie). Les premiers mouvements de déglutition se passent normalement mais, dès que la poche se trouve remplie d’aliments ingérés, il y a obstruction de l’œsophage et la déglutition devient de plus en plus pénible, voire impossible. Le fait de manger ou de boire entraîne un bruit de gargouillement provenant du diverticule. Les régurgitations sont fréquentes, de même que la toux qui se manifeste plutôt la nuit.
Il peut y avoir une perte de poids. Quelquefois, le diverticule est palpable sur le côté gauche du cou.
Traitement :
Un petit diverticule ne nécessite aucun traitement. Mais si la poche est relativement importante, le malade peut éprouver quelque soulagement s’il mange en inclinant la tête sur le côté : en effet, un diverticule se développant toujours vers le bas, cette position penchée permettra au bol alimentaire, grâce à la force de gravité, d’éviter la poche.
Lorsque la dysphagie et la perte de poids sont sévères ou si les infections sont fréquentes, il faut recourir à une résection chirurgicale.
Résultat: Le diverticule cricopharyn- gien de l’œsophage est une maladie gênante, mais jamais mortelle. Il peut être complètement soigné.
Achalasie de l’œsophage
Lorsque les ondes péristaltiques faiblissent au point de jonction de l’œsophage et de l’estomac, bloquant le bol alimentaire en cet endroit et entraînant en amont une dilatation progressive de l’œsophage, il s’agit d’une achalasie de l’œsophage (constriction du sphincter gastro-œsophagien). Les causes de ce trouble neuro-musculaire demeurent inconnues.
Danger : C’est une alerte médicale. Les vomissements nocturnes fréquents qui caractérisent la maladie peuvent entraîner une aspiration des aliments dans les poumons et causer l’asphyxie. La pneumonie par aspiration est une complication grave. La dénutrition est un autre danger possible.
Symptômes :
Après avoir avalé avec effort une bouchée de nourriture, le malade la régurgite aussitôt. La douleur au début est intermittente mais, dès que le malaise empire, elle devient continue (elle frappe habituellement la région rétrostemale), peut s’étendre à toute la région abdominale et irradie parfois dans les mâchoires, le cou et le dos ; on peut la confondre avec celles d’une crise cardiaque.
Dans sa progression, la maladie offre quelques périodes de rémission.
Traitement :
La dilatation présente au moment du traitement est irréversible. Dans les cas très graves, on procède à la résection du sphincter gastro-œsophagien, intervention chirurgicale de dernier recours mais qui donne un pourcentage satisfaisant de réussites. Le traitement général consiste à éviter toute perturbation émotionnelle : ambiance calme et agréable pendant les repas, qui ne doivent jamais être pris à la hâte ; des plats ni trop chauds, ni trop froids (les boissons glacées sont particulièrement néfastes), ni trop relevés ; les aliments doivent être soigneusement mastiqués ; la prise d’un sédatif après les repas donne de bons résultats.
Parmi les diverses formes de traitement médical, la dilatation endoscopique de l’œsophage à l’aide de dilatateurs en forme d’olive est efficace, mais doit être pratiquée par un spécialiste qualifié en raison des risques d’une perforation de l’œsophage dont les suites sont mortelles.
Résultat: Il existe des moyens de stopper le malaise. Sans traitement, l’évolution de la maladie peut être grave.
Ulcère de l’œsophage
L’ulcère de l’œsophage ressemble à un ulcère gastro-duodénal. Son origine, comme pour toute autre forme d’ulcère, demeure obscure mais est généralement liée à la présence d’une Hernie hiatale.
Danger : A la différence des ulcères gastro-duodénaux, l’ulcère de l’œsophage provoque très rarement une rupture. Cependant, les troubles peuvent devenir chroniques et conduire à un rétrécissement de l’œsophage si on ne les soumet pas à un traitement vigoureux et adapté.
Symptômes :
Une douleur intense se manifeste aussitôt après les repas. Elle frappe la région épigastrique et irradie dans le dos. Brûlures d’estomac, éructations acides, perte de l’appétit, amaigrissement et salivation excessive sont les signes habituels.
Traitement :
Si l’ulcère est la complication d’une hernie hiatale, c’est cette dernière qu’il faut bien entendu soigner. Autrement, le traitement est le même que pour l’Ulcère gastro-duodénal : un régime qui exclue tout excitant, tout mets épicé ou acide, et une prise régulière d’antacides ; mangez lentement et buvez du lait environ toutes les deux heures, ou même parfois toutes les heures. Un analgésique local par voie orale donne de bons résultats. Il faut éviter de s’allonger après les repas afin d’empêcher un possible reflux du suc gastrique.
Résultat: Favorable avec un traitement bien conduit.
Les changements d’hygiène de vie apporteront des résultats :
Les changements de style de vie à privilégier:
Changez vos habitudes alimentaires.
Il est préférable de manger plusieurs petits repas plutôt que deux ou trois gros repas.
Après avoir mangé, attendez 2 à 3 heures avant de vous allonger.
Le chocolat, la menthe et l’alcool peuvent aggraver la situation. Ils détendent la valve entre l’œsophage et l’estomac.
Les aliments épicés, les aliments qui contiennent beaucoup d’acide (comme les tomates et les oranges) et le café peuvent aggraver les symptômes chez certaines personnes. Si vos symptômes s’aggravent après avoir mangé un certain aliment, vous pouvez cesser de manger cet aliment pour voir si vos symptômes s’améliorent.
Ne fumez pas et ne mâchez pas de tabac. Le tabagisme peut aggraver également la situation. Si vous avez besoin d’aide pour cesser de fumer, parlez-en à votre médecin.
Si vous présentez des symptômes la nuit, levez la tête du lit de 15 cm à 20 cm en plaçant un coin de mousse sous la tête de votre matelas. (Ajouter des oreillers supplémentaires ne fonctionne pas.)
Ne portez pas de vêtements serrés.
Pensez à perdre du poids si nécessaire. Perdre seulement 2 kg à 5 kg pourra vous aider.
Œsophagite
L’œsophagite est une inflammation de la muqueuse interne de l’œsophage ; elle peut être aiguë ou chronique. Dans sa forme aiguë, elle a des causes diverses : ingestion d’aliments irritants, de médicaments ou de drogues acides, séquelles d’une maladie infectieuse, vomissements excessifs, réaction à une sonde gastrique après une intervention chirurgicale, abus de tabac. La forme chronique est plus fréquemment associée à la présence d’une hernie hiatale entraînant le reflux du suc gastrique dans l’œsophage.
Les différents types d’œsophagite
Il existe plusieurs types d’œsophagite.
L’œsophagite de reflux est causée par un reflux d’acide gastrique dans l’œsophage. Cela peut entraîner une œsophagite érosive.
L’œsophagite infectieuse est causée par des bactéries, des virus ou des champignons.
L’œsophage de Barrett résulte d’une inflammation non traitée de l’œsophage qui peut causer des changements dans le type de cellules qui composent la muqueuse interne de l’œsophage. L’œsophage de Barrett augmente le risque de cancer de l’œsophage.
L’oesophagite éosinophilique est une inflammation de l’oesophage due à une augmentation du nombre d’un type de globules blancs (eosinophiles) dans la paroi de la paroi oesophagienne. Elle est considérée comme un état allergique/immunitaire. Cela entraîne une dysmotilité de l’œsophage (les muscles ne fonctionnent pas correctement pour faire passer la nourriture) et des difficultés à avaler. Les causes de l’oesophagite éosinophile comprennent les allergies alimentaires, le reflux gastro-oesophagien (RGO), les maladies parasitaires ou les maladies inflammatoires de l’intestin.
Le syndrome de Behçet est une forme de vascularite qui peut causer des ulcères dans la bouche, l’œsophage et d’autres parties du corps. Cette maladie est rare aux États-Unis.
La maladie du greffon contre l’hôte est une complication qui peut survenir après une transplantation (habituellement une greffe de moelle osseuse) lorsque les cellules nouvellement greffées attaquent le corps du receveur. Une œsophagite peut survenir dans cet état.
L’œsophagite cancéreuse peut être un symptôme de cancer de l’œsophage, ou un cancer métastatique (cancer qui a commencé dans une autre partie du corps et qui s’est ensuite propagé à l’œsophage).
Symptômes :
Douleur rétrostemale intense, éveillant une sensation de brûlure, et gêne à la déglutition constituent les signes majeurs, qui s’accompagnent souvent de brûlures d’estomac et d’une perte de poids due à la crainte de manger. Cette douleur est souvent confondue avec celle d’une crise cardiaque.
Traitement :
Comme pour l’ulcère de l’œsophage, le traitement implique de suivre un régime alimentaire excluant les épices et les mets acides, de mastiquer soigneusement les aliments, de prendre des antacides toutes les heures ou toutes les deux heures et d’éviter de s’allonger après les repas.
Résultat: Tout à fait favorable après traitement.
Traitements naturels :
Prenez des suppléments et/ou ajustez votre alimentation pour aider à renforcer votre immunité. Cependant, consultez toujours un professionnel de santé avant de commencer ou d’arrêter un supplément, car de nombreux composés naturels peuvent interagir avec les médicaments.
Envisagez de prendre des compléments multivitaminés pour vous assurer que vous n’avez pas de carences en micronutriments.
Demandez à votre médecin si les suppléments pour stimuler l’immunité peuvent être bénéfiques pour vous. Les choix habituels comprennent l’échinacée, le gingembre, les probiotiques, la vitamine D et plus encore.
Vous pouvez également favoriser le système immunitaire en accentuant la prise de vitamines C, B6 et E dans votre alimentation.Pour ce faire, mangez beaucoup de légumes à feuilles vertes, d’agrumes, de saumon, de thon, de poulet, de pois chiches, de noix et de graines.
Demandez à votre professionnel de santé s’il serait utile de procéder à des changements alimentaires, notamment recourir à une diète anti-inflammatoire ou un régime alimentaire pour aider à réduire la levure.
Les changements alimentaires qui peuvent réduire l’inflammation consiste à éviter les aliments frits, les glucides raffinés, la viande rouge, les boissons sucrées et les graisses animales.
Privilégiez les baies, les noix, les graines, le poisson gras, l’huile d’olive, les tomates et les légumes verts à feuilles qui réduisent l’inflammation.
Adoptez un régime à faible teneur en sucre, utilisez l’huile de noix de coco comme bain de bouche et renseignez vous sur la prise de probiotiques.
Restez hydraté(e) et reposez-vous suffisamment pour aider votre corps à combattre votre infection.
Demandez à votre médecin si les médicaments immunosuppresseurs que vous prenez peuvent être réduits ou éliminés.
Suivez également les recommandations de traitement naturel pour l’œsophagite à reflux.
Modifiez votre hygiène de vie
Les changements du mode de vie qui peuvent atténuer les symptômes de la RGO et de l’oesophagite sont notamment les suivants:
Arrêtez de fumer
Restez debout pendant que vous mangez et pendant un certain temps (environ 2-3 heures) après.
Prenez de petites bouchées et mâchez les aliments lentement.
Évitez de manger dans les 3 heures suivant l’heure du coucher ou de vous allonger.
Soulevez la tête du lit de 4 à 6 pouces (mettez des blocs ou un coin de mousse sous la tête du lit; n’utilisez pas d’oreillers car cela peut exercer une pression sur l’abdomen)
Tachez de perdre du poids
Portez des vêtements amples
Évitez l’aspirine ou l’ibuprofène (Advil, Motrin)
Hernie hiatale (hernie diaphragmatique)
La hernie hiatale est une sortie (hernie) d’une petite partie de l’estomac à travers l’ouverture (le hiatus œsophagien) du muscle du diaphragme que forme la jonction de l’œsophage et de l’estomac
Comment soigner une hernie hiatale ?
La hernie hiatale est une sortie (hernie) d’une petite partie de l’estomac à travers l’ouverture (le hiatus œsophagien) du muscle du diaphragme que forme la jonction de l’œsophage et de l’estomac. Elle frappe plutôt les obèses et les femmes qui ont eu des enfants. Les risques augmentent avec l’âge.
Danger : L’inflammation répétée de l’œsophage peut conduire au rétrécissement ou à de petites hémorragies occultes mais continuelles aboutissant à l’anémie ferriprive (carence en fer). Ce type d’hémorragie est très fréquent chez les personnes âgées.
Symptômes :
Cinq cas sur six ne produisent aucuns symptômes. Il n’y a pas non plus de lien entre l’intensité des symptômes et la taille de la hernie.
La douleur, rétrostemale, qui peut aller de la légère brûlure d’estomac à une douleur profonde, s’accompagne d’éructations. Elle irradie souvent dans l’épaule et le bras gauche, simulant une crise cardiaque, mais ne s’intensifie pas à l’effort et de ce fait se distingue de celle d’une thrombose coronaire. Elle se manifeste aussitôt après les repas et s’aggrave dans certaines positions : s’allonger ou se pencher en avant. Eternuer, tousser ou faire effort à la selle contribuent également à intensifier la douleur qui, par ailleurs, provoque des insomnies et oblige le malade à se lever la nuit.
Les hémorragies, d’importance très variable, sont visibles dans les vomissements et les selles. Il arrive que les saignements soient continus, mais si infimes qu’ils n’altèrent pas la couleur des selles. Cette forme d’hémorragie occulte est dangereuse car elle est la source d’une anémie sévère qui peut passer inaperçue – seule la pâleur du patient peut la révéler.
Si la hernie se complique d’un rétrécissement de l’oesophage, il y a dysphagie.
Traitement :
Le malade doit prendre six repas légers par jour, et le dernier au moins deux heures avant de se coucher. L’aérophagie (déglutition d’air) exacerbe les symptômes. Sont contre-indiqués : les boissons gazeuses, les vêtements serrés, le jus de citron, le tabac, l’alcool, le thé et les repas trop copieux. Il faut éviter de se pencher en avant, et s’abaisser en pliant les genoux afin de ne pas créer de pression intra- abdominale.
En cas de hernie bénigne, rester le plus souvent debout et boire après les repas apportent un soulagement. Il est en outre indispensable de surélever la tête du lit d’au moins quinze à vingt centimètres.
Il faut prendre des antacides entre les repas. L’intervention chirurgicale est un dernier recours et se pratique dans les rares cas où l’œsophagite persiste en dépit d’un traitement énergique de plusieurs mois.
Prévention :
Les risques d’une hernie hiatale se trouvent considérablement réduits si l’on évite l’obésité et si l’on s’entraîne à soulever correctement des poids.
Résultat: Favorable à condition de bien suivre le traitement indiqué plus haut. Une intervention chirurgicale sur le muscle affecté
Tumeur bénigne de l’œsophage
Sa taille varie de celle d’un petit pois à celle d’une olive, rarement plus.
Symptômes : C’est la gêne à la déglutition qui constitue le symptôme majeur, accompagnée d’une sensation de compression dans l’œsophage plus ou moins importante suivant la taille de la tumeur.
Traitement : Le diagnostic ne peut être établi qu’après examen radiologique ou endoscopique (au moyen de l’oesopha- goscope, tube optique permettant d’examiner l’intérieur de l’œsophage). La résection chirurgicale est recommandée. Pronostic : Favorable.
Varices œsophagiennes
Les varices œsophagiennes sont presque toujours causées par la Cirrhose du foie. Les veines dilatées de l’œsophage peuvent se rompre et provoquer une hémorragie.
Danger : C’est une alerte médicale. Des vomissements massifs de sang provoquent l’anémie, le choc et dans certains cas la mort.
Symptômes :
Des vomissements de sang rouge vif constituent le symptôme majeur.
Traitement :
Une fois que la maladie a été déterminée et que l’hémorragie de la veine variqueuse a été localisée par radiographie et/ou oesophagoscopie, on pratique une impression par sonde oesophago-gastrique : on introduit dans l’œsophage un tube spécial muni d’une série de petits ballons ; lorsque l’instrument est en place, les petits ballons, gonflés, exercent une pression sur les veines et contribuent à stopper l’hémorragie. L’intervention est indolore et peut sauver la vie du malade. Toutefois, l’intervention chirurgicale (anastomose ou abouchement de deux veines) est souvent la seule solution de survie ; elle est destinée à réduire la pression sanguine trop forte dans le système circulatoire du foie.
Prévention :
Les varices œsophagiennes étant une complication de la cirrhose du foie, maladie provoquée par l’alcoolisme, la prévention s’impose d’elle- même : la modération.